Betty Hovette

Chez Freddy Morezon

Et aussi

Musicienne interprète et improvisatrice : telle se définit à présent Betty Hovette après un début de parcours suivant les chemins traditionnels de la musique écrite.

En avançant dans le temps, sa réflexion s’est portée sur la question de la séparation des genres, de la classification, des territoires « réservés »… autant de barrières qui lui paraissent absurdes.

Sa démarche artistique consiste à ne pas se restreindre à une appartenance à tel ou tel champ, mais au contraire à pouvoir se donner la liberté de baguenauder, d’errer sans complexe, cherchant sans cesse à aiguiser sa curiosité.

C’est ainsi en pleine connaissance de cause qu’elle dépasse les clivages. De formation « classique » (conservatoires, interprétation des œuvres du répertoire baroque au postmoderne, travail de musique de chambre, accompagnement, études de musicologie et d’esthétique, etc.), elle s’est naturellement orientée vers le répertoire des compositeurs peu joués, voire oubliés (Boëly, Dupont, Emmanuel, etc.), pour se tourner ensuite vers de la création en travaillant avec des compositeurs de son temps (Aubert Lemeland, Louis-Noël Belaubre, Philippe Hersant, etc.).

Creusant toujours davantage les possibilités de jeu de son instrument, elle se prend de passion pour le répertoire dit « contemporain », élargissant encore son horizon sonore. Adepte de la rencontre des disciplines (littérature et musique, vjing et musique, piano et électro-acoustique, etc.), autant que de l’œuvre ouverte, de l’aléatoire contrôlé et autres travaux centrés sur l’indétermination, la pratique de l’improvisation libre s’est imposée à elle d’une manière toujours plus intense. De façon transversale, elle s’est acoquinée avec l’improvisation, d’abord au cours de rencontres ponctuelles avec Michel Massot, Andy Emler, Sylvain Kassap au sein des ensembles « À propos » et « Transversal » (tous deux dirigés par Alain Damiens), puis de façon soutenue avec Christine Wodrascka en piano solo.

Actuellement elle se sent en période de mutation. Son aspiration artistique tend de plus en plus vers l’hybridation, en quête de la pure énergie, du sonore dans son état le plus essentiel. Tout cela entre en résonance avec son rapport au monde où la profondeur est toujours plus grignotée par la vacuité et la futilité. Sa recherche musicale s’inscrit ainsi dans un souci d’authenticité du propos quelque soit le support de création artistique (entièrement écrit ou totalement improvisé).