Tour

  • 31
    Oct

    Mortelle Randonnée -

    L'Usine Théâtre, Mazères-Sur-Salat - 18h00 -

     
  • 01
    Nov

    [annulé] Freddy Taquine – Mortelle Randonnée & Choc Gazel -

    Le Taquin, Toulouse - 16h30 -

    [annulé]

     

Actualité

In artistic residency from October 12th to 16th 2020 in Luz-Saint-Sauveur, with Jazz à Luz

Distribution

Andy Lévêque, Benjamin Glibert, Clem Thomas, Sébastien Cirotteau : trompette, saxophone alto, saxhorn alto, flute à bec alto, toy basse électrique, guitare électrique orgue électrique, synthétiseur monophonique, piano jouet, mélodica, batterie d’enfant, métro¬nomes, boîtes à musique, voix, pédale autotune, appeaux (...)
d’après les musiques de Carla Bley, entre 1974 et 1984.

Mortelle Randonnée

(2020 creation)

Topo-guide :

 

Mortelle Randonnée parcourt le répertoire iconoclaste et hybride de la compositrice Carla Bley. Sébastien Cirotteau, Benjamin Glibert, Clem Thomas et Andy Lévêquent jouent tout à la fois - et en même temps – les instruments de la fanfare, le power trio, des instruments jouets, et quelques claviers asthmatiques pour réinventer les arrangements sombres et tendus de Carla Bley.
Une « sorte de dégringolade » dans les ambiances grisâtres d’une station balnéaire vide, un cabaret foutraque et absurde, une danse de chaises branlantes... En un déconcertant mélange des genres : hymnes funestes, cadences pataphysiques ne s’embarrassant nullement de cohérence, structures répétitives et obsessionnelles, délire psyché-folk, chansons absurdes, Mortelle Randonnée prend un malin plaisir à sortir des sentiers balisés et nous chahuter dans les hors-pistes.

« En altitude, l’humilité reste la règle pour que le loisir
ne se transforme pas en mortelle randonnée. »
P.C., La Dépêche du Midi

L’un s’était noyé dans le brouillard, une autre s’était abîmée dans une gorge sombre et plusieurs avaient été emportés par quelque furieuse bourrasque. De retour de cette mortelle randonnée, ils n’étaient plus que quatre pantins aphones qui tentèrent de raconter, par le truchement d’un mime désarticulé, l’impossible récit de leurs frasques, l’amer écho des gouffres, l’urgente marche à contresens, les airs flous.
Mortelle Randonnée parcourt les territoires iconoclastes et transfrontaliers de la compositrice Carla Bley. Seize membres et quatre musiciens qui jouent tout à la fois - et en même temps – les instruments de la fanfare, du power trio, des instruments jouets, et quelques claviers asthmatiques pour réinventer les arrangements sombres et fantasques de Carla Bley.
Une « sorte de dégringolade » dans les ambiances grisâtres d’une station balnéaire vide, un cabaret foutraque et absurde, une danse de chaises branlantes... En un déconcertant mélange des genres : hymnes funestes, cadences pataphysiques ne s’embarrassant nullement de cohérence, structures répétitives et obsessionnelles, délire psyché-folk, chansons absurdes, Mortelle Randonnée prend un malin plaisir à sortir des sentiers balisés et nous chahuter dans les hors-pistes.

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Née Lovella May Borg, la compositrice et pianiste Carla Bley a développé une œuvre singulière et atypique. Sa musique se reconnait par ses références aux musiques populaires, ses lignes mélodiques fortes, ses harmonies serrées, et ses orchestrations très coloristes (notamment par l’emploi des cuivres graves, tuba, trombone, cor… du mélange de l’orgue hammond et du piano), le tout très souvent emprunt d’humour.
Composant dès les années 60, pour son premier mari le pianiste Paul Bley, puis pour Steve Lacy ou Gary Bruton, elle rejoint assez rapidement la guilde Jazz Composer’s Orchestra avant de se consacrer à sa
propre musique, à commençant par le vertigineux Escalator Over the Hill, auto-produit sur plus de trois années et pour lequel elle développera son propre label : Watt.

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La période sur laquelle nous travaillons couvre une décennie, de 1974 à 1984, pendant laquelle Carla Bley compose plusieurs concept albums et suites musicales dont Tropic Appetites (sur des textes de Paul Haines ) ou Musique Mécanique. C’est aussi une époque où elle noue des relations avec le rock progressif (Robert Wyatt, Nick Mason…). Elle signe également des chansons comme sur l’album I Hate to Sing.
Une partie du set est un travail autour de la suite Musique Mécanique : boites à musique, fragments asynchrones, polyrythmies, chanson de cauchemar, épopée bruitiste. Une autre partie du répertoire se compose de chansons, traduites en français : J’aime pas chanter, A minuit, Chanson Triste.
Un des enjeux de cette création est de pouvoir jouer cette musique écrite pour une dizaine de musiciens, voir plus... à quatre. Nous serons donc tous multi-instrumentistes et chanteurs à nous amuser à déconstruire les empilements orchestraux, à jouer deux instruments à la fois, à opérer des jeux de bascules d’instrumentarium, de collages, citations et ruptures, à détourner les lignes mélodiques... Une forme de chamboule touche-à-tout musical, entre vénération et parodie.

Mortelle Randonnée est une création 2020 du collectif Freddy Morezon, avec le soutien de la DRAC Occitanie, de la région Occitanie, de la Mairie de Toulouse et de la SPEDIDAM.

Vidéo