Didier Kowarsky solo

 

Didier Kowarsky - conte

Portnawak (le bois et la cendre)

Portnawak c'est n'importe quoi : des états, des caractères et des formes apparaissent et meurent sans se reconnaître, comme le bois ne peut connaître la cendre, ni le papillon la chenille. Dans la vivacité de l'impromptu le plateau se peuple d'inventions, de personnages, d'images, de souvenirs collectifs, d'histoires et d'anecdotes.
Sans cesse l'animateur-conteur-conférencier-acteur semble en quête d'improbables évidences : il se lance dans une tentative de définition de l'humanité au moyen de l'anecdote, du cinéma, du mythe, du conte, du rêve et de la harangue. C'est la recherche d'une identité hypothétique dont les contours seraient tracés par les singularités d'une société civilisée. Recherche sans fin puisque sans cesse le héros meurt à sa nouvelle identité.

Qu'est-ce qui relie les extravagantes incohérences de notre quotidien, la mort annoncée, le conte, l'histoire incongrue, le discours désensé ?...
Dans le fond ce parleur ne fait rien de particulier : la poésie est dans la nature des choses, il s'applique à ne-pas-l'empêcher.

Didier KOWARSKY : discours et affabulation
Fatima AÏBOUT : direction artistique

Pas tout de suite (la vie, la mort)

Mourir, on voudrait bien remettre ça à plus tard.
Alors on hésite et on ne vit pas tout de suite.

Didier Kowarsky nous mène en bateau dans les méandres des histoires, comme s'il cherchait à y dénicher quelque mystère jubilatoire. Emportement, dérision, contre-pieds, insolence, ce conteur n'est pas sage, bien au contraire.

Je confronte les histoires à la réalité
pour réaliser les histoires et éprouver la réalité.
Ce sont des histoires à dormir debout :
entre mon point de vue et le vôtre, le rêve apparaît en relief.

Le conteur il lui manque toujours quelque chose
et c'est le public qui l'a.

Pas Tout de Suite est un solo-récital à chaque fois renouvelé, avalanche de contes de toutes origines enchaînés avec une logique mystérieuse qui construit un discours à la fois cohérent et déconcertant.

Didier KOWARSKY : discours et affabulation
Fatima AÏBOUT : direction artistique

La Fille de l’air

"A leur age je dessinais comme Raphael;
il m'aura fallu 70 ans pour arriver à dessiner comme eux." (Picasso)

C'est dans les contes, comme dans les rêves, que tout est possible : on peut s'aventurer pour de vrai dans les secrets du monde. C'est à dire visiter l'extra-ordinaire : s'engager tout entier dans les replis du merveilleux, merveilleux terrain pour changer d'air : se coltiner aux aventures, aux épreuves, aux surprises.

Dans la réalité invraisemblable et tangible des histoires on se reconnaît, on se souvient. C'est bête à pleurer parce que dans le fond on a toujours su ; il suffit de replacer les choses dans leur juste contexte : le jeu. En jeu nous sommes tous des magiciens : un regard et hop ! tout est changé, et tout y est de ce qu'on avait perdu de vue : l'essentiel.

Allons voir, ensemble : le merveilleux, le saugrenu, les zanimaux, la perplexité et le déséquilibre. Tout ça n'a aucune importance, c'est pourquoi on y danse avec légèreté ; on est dans le monde comme l'eau dans l'eau, aérien comme le vent.

On peut enfin prendre la tangente : jouer la fille de l'air…

Je raconte des histoires parce que c'est ma meilleure façon de parler.
La parole m'entraine, je tombe dans l'histoire et c'est l'histoire qui raconte : vous, moi, le monde et ce qu'on en pense. C'est comme une danse.
C'est avec jubilation qu'on fait connaissance.

Didier KOWARSKY : discours et affabulation