Trio Etenesh Wassié / Mathieu Sourisseau / Julie Läderach – création 2017

Depuis leur rencontre en 2007 avec Le Tigre des Platanes, Mathieu Sourisseau et Etenesh Wassié nourrissent une grande complicité artistique. Leur tour de chant puise sa source dans le répertoire traditionnel éthiopien, revisité par des mélodies et des modes de jeu qui brouillent les pistes. La voix d'Etenesh, sauvage et secrète, nous emporte. Le jeu de basse Mathieu, traversé par Mingus, Tom Waits, Sonic Youth, les rives du fleuve Niger, nous emporte. Un voyage poignant où l’émotion transperce. « Sur le fil de la basse fiévreuse, la voix funambule de cette diva éthiopienne chaloupe, divague, s’envole, percute et nous envoûte. L’enchantement est sauvage, presque vénéneux. Cette majesté éraillée, où la jouissance du chant profond de l’Ethiopie n’est jamais loin de la souffrance, nous emporte dans un ailleurs qui entête à jamais. »

Du duo au trio - Ethiopian voice / basse accoustique / violoncelle

Après des tournées en duo en France et en Europe de 2009 à 2013, Etenesh Wassié et Mathieu Sourisseau se sont retrouvés au printemps 2016 pour une tournée française d'un mois et demi. Ils ont immédiatement retrouvé leur complicité musicale singulière. La magie opérant toujours, plus que jamais, ils décident d'inviter en 2017 Julie Läderach, violoncelliste, à se joindre à la création d'un nouveau répertoire en trio.

Le duo prolonge ainsi son envie de rencontre. En 2010, ils avaient déjà ouvert leur porte à d’autres musiciens, lors de l’enregistrement de leur album Belo Belo (Nicolas Lafourest / guitare, Alex Piques / batterie, Sébastien Cirotteau / trompette et Gaspar Claus / violoncelle) puis en 2012 pour une série de concerts avec Hamid Drake, batteur américain tout terrain. En invitant la violoncelliste Julie Läderach, c'est avec instrument qu’ils ont toujours souhaité entendre au cœur de leur musique qu’ils préparent ce nouveau répertoire.

La chaleur du violoncelle et la profondeur de la basse acoustique se marient parfaitement au timbre de voix grave d'Etenesh. Le croisement des cordes forme un tapis sonore d'où sortent de nouvelles mélodies, rappelant en filigrane les modes éthiopiens, dans lesquelles on perçoit des influences teintées de rock, de jazz, de musiques improvisées, de musiques du monde… un univers dans lequel cette voix singulière peut s'exprimer en toute liberté. L'archet du violoncelle rappelle aussi le messenqo, ce violon monocorde traditionnel éthiopien qui accompagne toutes les chansons du patrimoine telles Ambassel, Tezeta, Bati dans lesquelles Etenesh excelle.

Avec le soutien de L’Épicerie Moderne, du Périscope et du Café Plùm.

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