Didier Kowarsky

Nasrudin est assis sur une chaise, un miroir dans les mains, les yeux fermés. Sa femme passe près de lui et lui demande ce qu'il est en train de faire. Il répond : « Fiche moi la paix, j'essaie de voir la tête que j'aurai quand je serai mort ».

Didier est passé de l'autre côté du miroir le 18 octobre dernier.
On perd un maître singulier et un immense ami.

Plus de trente ans de cheminement, partagé bien souvent avec la musique, d'aventures, de rires et de passionnants questionnements.
Un grand Oiseau s'est envolé. Demeurent, pour ceux qui l'ont croisé, l'image de sa danse, on dirait presque de son vol, et la puissance légère de ses mots. Il souhaitait qu'on les emportent avec soi. Voilà...

Dernièrement, lors d'un bref échange écrit avec un(e) proche qui évoquait la mort, Didier a conclu: « La mort..., c'est rien ».
C'est tout lui !

Il est parti. Il reste en nous. Un gigantesque merci pour ce qu'il nous a donné.